Partie 3 : l'argent dette une bombe à retardement ?

Partie 3 : l'argent dette une bombe à retardement ? Partie 3 : L'argent dette, Une bombe à retardement ?

Murray Rothbard, membre de l'école Autrichienne d'économie critique le processus de création de monnaie par le système de réserves fractionnaires pour ses effets inflationnistes et assimile la création monétaire ainsi faite à de la magie.

Plus récemment, Maurice Allais, prix Nobel de l'économie en 1988, considère que l'économie mondiale tout entière repose aujourd'hui sur des gigantesques pyramides de dettes, prenant appui les unes sur les autres dans un équilibre fragile .La crise sévère que connait le monde depuis 2007 et dont, Maurice Allais s'est fait inlassablement l'augure dans de nombreux ouvrages, fait renaitre de nombreuses questions sur l'état actuel des choses.

Les altermondialistes souhaitent ramener le processus de création monétaire sous le contrôle de l'Etat. Ils préconisent un système contrôlé par une banque centrale mondiale qui devrait rendre compte aux gouvernements membres ; les banques commerciales n'auraient alors plus la possibilité de créer de la monnaie par l'emprunt.

Les crises financières que nous vivons aujourd'hui, sont les conséquences directes du surendettement. Les Etats ont répondu à la dette privé par de la dette publique. L'emballement de la dette publique est une bombe à retardement qui menace d'exploser dans un futur proche. Les bulles spéculatives se forment lorsqu'il y a trop de monnaie en circulation, faisant grimper les cours au-dessus de leur valeur. L'éclatement de ces bulles spéculatives peut s'avérer dramatique comme celle des dettes toxiques des subprimes en 2008 aux Etats Unis.

Dans un monde de protection de dépôts et de plans de sauvetage, ce sont les banques centrales qui paient la note salée de la création monétaire excessive. Dans ce système, les banques ne sont pas autorisées à faire faillite. Il ne s'agit plus de porter secours aux banques qui inconscientes vont s'aventurer au-delà de leur zone de sécurité. Toute banque qui ne sort pas des limites, se trouve être moins performante que les autres et est bien vite remplacée par un compétiteur plus agressif. Répondant ainsi au principe de l'évolution, celui de la survie du plus fort et du mieux adapté à son environnement.

Vous l'aurez compris les obligations souveraines infestent le système financier, se préparant à nous porter un coup fatal, rien à voir avec l'échauffement que nous venons de voir en nous penchant sur l'exemple des subprimes.

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